Une ville saine

Aucun secteur ne s’appuie autant sur le travail humain que le secteur des soins de santé. Nous avons vu pendant la crise du COVID à quel point ce secteur était sous-financé et, pourtant, si vital. Jour après jour, des milliers de travailleurs et de travailleuses ont fourni (et fournissent toujours) un effort extraordinaire pour aider des personnes malades. Les travailleuses et les travailleurs de ce secteur ont besoin et ont le droit à des conditions de travail saines, pour eux et pour leurs patient.e.s.De plus, l’accessibilité aux soins de santé est un droit fondamental. Pourtant, de plus en plus de personnes sont obligées de postposer leur visite chez le médecin pour des raisons financières. Les listes d’attente sont souvent longues et les services dans les hôpitaux de proximité diminués. Nous voulons plus d’ambition pour Verviers. Nous stimulons les centres de santé de proximité et nous investissons dans des hôpitaux accessibles, ainsi que dans les soins de santé mentale.

Notre pays a construit un excellent secteur de soins de santé financé par les cotisations sociales, mais l’accessibilité à nos soins de santé décline et les économies sur le secteur de la santé engendrent un manque d'offres et de moyens dans plusieurs établissements et domaines. Pourtant, les besoins sont grands ; la crise du COVID nous l’a confirmé de manière flagrante. Les besoins sociaux augmentent et le vieillissement de la population crée, naturellement, une augmentation de la demande de soins. Cette évolution est particulièrement palpable à Verviers .

Nous avons besoin de moyens importants pour le secteur de la santé ; pour développer davantage la première ligne et la prévention, dans les maisons médicales et autres centres médicaux, par exemple, mais également dans nos hôpitaux. Des centaines  de personnes travaillent dans nos centres hospitaliers, mais le nombre de patients dépasse largement l’offre. Les travailleurs sont sur les genoux et ont besoin d’être écoutés et consultés pour prendre des décisions qui permettraient d’améliorer leurs conditions de travail et la qualité des établissements.

Nous transmettons tout notre respect au personnel soignant, pour leur travail, si essentiel dans notre société, au quotidien. Et nous n’oublions pas la période de pandémie qui a été particulièrement brutale pour les travailleuses et travailleurs de la santé, qui méritent qu’on déploie les moyens nécessaires dans leurs conditions et lieux de travail, leur matériel, leurs équipes et leurs patients.

Ce que nous voulons

Un. Sans argent chez mon généraliste, dans chaque quartier de la ville

  • Nous optons pour l’extension des centres de santé de quartier : des maisons médicales au forfait où on peut aller chez son médecin traitant sans argent, comme à Médecine pour le Peuple, par exemple. Pour ces prochaines élections communales, nous voulons que 20% des Verviétois.es  soient inscrits dans une maison médicale de ce genre.

Plus d'informations

Deux. Des hôpitaux accessibles et de bonne qualité

  • Pour tous les médecins des hôpitaux qui dépendent du public, nous annulons les suppléments d’honoraires (supplément qui s'ajoute au montant des honoraires facturés par le médecin, à charge du patient).
  • Nous voulons des horaires et conditions de travail décentes pour les assistants en médecine, qui sont bien souvent surmenés, avec plus de 48h, voire plus de 60h prestés chaque semaine, et qui finissent épuisés, notamment pour répondre aux besoins dans les services où ils travaillent. Ce n’est pas acceptable, car cela met leur santé en danger, mais potentiellement aussi celle de leurs patient.e.s.
  • Simultanément nous obligeons la convention mutualiste. Au sein du CHRV, nous voulons que les spécialistes s’en tiennent aux tarifs convenus avec les mutuelles. Concrètement, cela signifie qu’il n’est pas possible pour les médecins d’augmenter leurs tarifs.
  • Nous limitons les montants importants pour les patients grâce au régime du tiers payant. Les médecins facturent directement l'intervention à la mutualité du patient, afin que celui-ci n’ait plus à avancer de l'argent pour des examens médicaux onéreux.
  • Nous investissons en premier lieu dans le personnel soignant. C’est une question de redistribution des moyens. Nous coupons dans le sommet salarial chez les directeurs généraux ou autres fonctions de direction.

Plus d'informations

Trois . Priorité à notre santé mentale

  • Nous visons la suppression des listes d’attente pour une psychothérapie payable, afin que les patients aient accès à un suivi le plus rapidement possible.
  • Nous investissons dans les centres de santé mentale. Dans ces centres, le prix des consultations est déterminé en fonction des revenus du patient.
  • Nous cherchons à baisser au maximum le seuil d’accès aux psychologues, en termes financiers et en termes d’accessibilité. Par exemple, dans différents centres (plannings familiaux, maisons médicales, C.P.M.S,...) et dans des organisations comme le CPAS, où les psychologues font aussi de la prévention. Il est important d’avoir des professionnels de la santé mentale dans différents lieux, mais aussi au plus près de gens, sur le terrain, à qui on ne doit pas forcément faire appel seulement lorsque la situation devient urgente.
  • Nous voulons une campagne de sensibilisation sur la santé mentale au niveau de la ville, afin de briser le tabou et de faire connaître le projet.
  • Les patients qui n’ont pas (ou peu) de moyens financiers, doivent aussi pouvoir consulter gratuitement.
  • Nous accordons également une attention particulière aux groupes cibles vulnérables, par exemple en impliquant des experts ou des figures de liaison.

Plus d'informations

Quatre . Un plan dentaire pour Verviers

  • Nous demandons à la ville de faire une cartographie des listes d’attente grandissantes chez les dentistes. Nous mettons à disposition l’information à qui on peut s’adresser.
  • Dans les hôpitaux du CHRV, nous organisons une offre de contrôle dentaire annuel par des dentistes conventionnés qui se tiennent au tarif mutualiste.

Plus d'informations

Cinq . Que personne ne soit oublié

  • Pour les personnes en situation précaire, nous voulons des soins avant même la première ligne, proposés par des services comme Médecins du Monde qui travaillent en « ligne 0,5 ». Ils sont là pour offrir un accès aux soins aux personnes qui n’en trouvent pas par nos canaux habituels.
  • Les gens sans assurance maladie-invalidité ont également droit à des soins de qualité. Nous voulons que tant les patients que les médecins puissent plus facilement travailler avec « l’aide médicale urgente », une procédure qui semble à l’heure actuelle bien trop fastidieuse. Nous veillons à ce qu’ils soient repris par un médecin traitant fixe dans un plan de répartition qui doit garantir que l’afflux de ces patients soit largement réparti parmi les médecins.
  • Chez ceux qui sont en difficulté, les problèmes de santé sont bien souvent plus larges que strictement médicaux. Pour cette raison, nous optons pour un réseau de pointe de santé sociale.
  • Nous soutenons activement le travail des infirmières de rues à Verviers, et collaborons avec ce réseau pour éradiquer la pauvreté et le sans-abrisme dans notre ville.

Plus d'informations

Six . Lutter contre la toxicomanie

  • Des salles de consommation avec du matériel sécurisé et un encadrement professionnel, pour lutter contre la consommation de rue et la transmission de virus
  • Des moyens pour plus de centres pluridisciplinaires, d’accompagnement des toxicomanes et de soutien aux familles.

Plus d'informations